Samedi 28 juin 2008
Le soleil semble s'être installé sur la France. Chaleur de plomb sur Toulouse. Je pense à ceux qui bachotent et qui planchent en cette période d'examens et de concours...
Je pense, aussi,  au commentaire de Jerem sur les quais de gare : oui, c'est dur les quais de gare, surtout quand le soleil nous plombe et que tels des mirages, les visages deviennent flous...
Bientôt la séance de dédicaces de "Carnet d'Asies" sur Narbonne... Samedi prochain à 15 heures, 5 juillet,  librairie Privat, Narbonne.

Il me reste trois exemplaires de "Carnet d'Asies" que j' adresse bien volontiers à ceux qui ne seront pas des nôtres à Narbonne, samedi prochain. Faites-moi signe. Je n'en garde plus qu'un exemplaire pour ma bibliothèque personnelle. Je n'en veux plus. Mon éditeur se chargera d'en vendre, si "Carnet d'Asies" doit encore se vendre.

Actuellement, je termine les relectures de "Marrakech..." avant que je n'envoie le tout à mon éditeur pour publication prochaine.
Je termine de lire "Les années" de Annie Ernaux : un livre à lire, comme une rétrospective du XX° siècle avec le sentiment de l'auteur que sa vie de femme, d'écrivain et de professeur de Lettres a passé. Tendre et attendrissante Annie Ernaux. Tout le XX° siècle défile dans sa fiction autobiographie, tous ses combats, ses visages aimés et l'on ne peut qu'être ému devant la distanciation de l'auteur qui se voit prendre sa retraite de l'éducation nationale et dans le classement des  papiers jaunis de ses premiers cours... Des mots de l'analyse littéraire que déjà elle a oubliés. On oublie vite les mots de la technique littéraire... Nécessaire distanciation avec l'utilisation de la troisième personne et terrible constat de commencer ce XXI° siècle dans une France gouvernée par tout ce contre quoi l'auteur s'est battu durant des décennies entières. Les citations du livre seraient nombreuses; je vous en conseille la lecture, tout simplement. Elle se rappelle de ses amours absolues et toujours l'image de la mère, toujours présente, omniprésente sous la plume vraie, simple et percutante de Annie Ernaux. Un emploi d'un imparfait historique. Elle a passé le XX° siècle, sans voir le temps passer et voit alors sa vie se dissoudre... Nos vies se dissolvent dans celles des autres qui arrivent. Ordre normal des choses, quoi!
Je vais quand même vous offrir mon passage préféré car il me parle et je pense au jour, où moi aussi, je rangerai mes outils de travail et que ma mémoire gardera en tête des milliers de visages, jeunes et un peu plus grands. Cet extrait, je l'offre aussi à Géraldine, l'une de mes collègues-étudiantes-amies avec qui j'ai eu le plus d'affinités depuis le début de ma carrière... Et que je félicite pour sa réussite!
"L'an prochain, elle sera à la retraite. Elle jette déjà les cours, des notes sur des livres et des ouvrages qui lui ont servi à les préparer, se dépouillant de ce qui a été l'emballage de sa vie, comme pour faire place nette à son projet d'écrire, n'ayant plus aucun motif à invoquer pour les repousser".
(...) "sa mise à la retraite, qui avait signifié pendant si longtemps l'extrême limite de son imagination de l'avenir, comme plus tôt la ménopause. Du jour au lendemain les cours rédigés, les notes de lecture pour les préparer n'ont plus servi à rien. Faute d'emploi, le langage savant s'est effacé en elle - obligée, quand elle cherche sans la retrouver la dénomination d'une figure de style, de convenir comme sa mère le faisait à propos d'une fleur dont le nom lui échappait, "je l'ai su"."
Je pense à mon amie Janine qui termine de me joindre pour dire qu'elle jette tous ses cours. L'éducation nationale la remercie. Elle aussi, elle m'a confié vouloir reprendre ses manuscrits et parachever ce que fut la passion de toute sa vie : le théâtre. Dans le métier d'enseignant avec les plus jeunes ou avec les plus âgés des plus jeunes, on ne se voit pas vieillir, l'auditoire nous renvoyant des visages chaque année jeunes...
Un jour viendra où à mon tour, je plierai tout.
J'avais demandé à une de mes lectrices fleurs de m'adresser la photographie de la fleur qui illustrait le mieux sa lecture de "Carnet d'Asies". Je vous l'offre en partage et que Maryse soit ici remerciée et de sa lecture et de son cadeau en fleur.

Bien sûr, Perec me revient en mémoire... Comment pourrait-il en être autrement...
Et comme j'aime la chanson française, la chanson populaire, je vais tenter de vous offrir l'un de ses plus beaux morceaux! Ils sont si nombreux... Je pense "Avec le temps" mais avec l'interprétation de Dalida. Je regrette que l'on n'apprécie pas Dalida pour ce qu'elle fut : une femme sensible, cultivée, écorchée vive, en demande et en don d'amour permanent, fascinée par la psychanalyse. Ses interprétations des textes des autres montrent toute l'intelligence et le finesse de la femme. Pour moi, Dalida est une héroïne pure des tragédies antiques grecques.
Merci pour ces femmes de talent et de cœurs.

par Chris-Tian Vidal publié dans : Mes chansons préférées. communauté : Ecrivains et vains écrits !
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Samedi 28 juin 2008

Los amigos en Cuba. 2004. Todos me hechan de menos.
Ya volveré.


Et une chanson d'amour, en ce début de week-end : "Les mots bleus" de Christophe, chantée par Alain Bashung. A mon sens, une magnifique interprétation de Bashung.



par Chris-Tian Vidal publié dans : Mes chansons préférées. communauté : Parlons d'amour
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Dimanche 15 juin 2008
Le facteur de mon blog.
Certains de mes fidèles lecteurs  et précieux m'ont demandé d'être abonné à mes billets. J'ai donc créé un espace abonnement que j'ai intitulé : "Des nouvelles du blog?".


Dans le parc de Tiantan, mon lieu préféré
à Pékin, été 2006.

J'ai choisi d'illustrer ce petit billet du dimanche par la chanson de Barbara " Vienne".



"Si je t'écris ce soir de Vienne...
Ta lettre a dû croiser la mienne...
"
Barbara écrivait beaucoup à ses connus, inconnus, elle aimait le fax. Je me demande toujours quel genre de sms elle aurait bien pu adresser, elle qui écrivait vite à ses fragiles, compulsivement.
"
Je suis bien, bien..
Peut-être qu'autre part, tu as trouvé l'oubli de moi...
Mon amour, je veux que tu viennes...
Avec toi..."

BARBARA.
William Sheller n'a pas manqué d'interpréter la chanson. Je conseille à mes lecteurs les interprétations de Barbara par Mathieu Rosaz, jeune artiste.
Mathieu Rosaz chantant "Une petite cantate", chanson que Barbara avait écrite dans le douleur de la disparition brutale de son amie pianiste.
 

Comme chez nos frères jaunes, continuons à chanter Barbara et vers elle s'envolent nos paroles.


Le culte des ancêtres dans le Temple des Lamas,
Pékin, été 2006.

par Chris-Tian Vidal publié dans : Mes chansons préférées. communauté : BLOGS, en parler ...
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Jeudi 12 juin 2008

Yves Simon, L'Ami.
Il est vrai que dans
"Carnet d'Asies", je parle de Yves Simon comme d'un "ami".
Ami des adolescences et de mes premières amours.
Yves Simon, l'ami du Japon et l'ami du Président avec qui régulièrement et amicalement il partageait.
J'aime la chanson populaire. Au départ, la poésie était chantée. Cette chanson populaire est la plus à même de peindre l'amour, l'amour simple, sans grandiloquence des mots. Elle est, à mon sens,  trop largement méprisée par les universitaires qui souvent sont inquisiteurs littéraires.
J'ai gardé cette adolescence des amours secrètes.
"Diabolo menthe", cette chanson d'amour de jeune femme en fleur dont la lecture m'est revenue en synesthésie à la lecture du dernier livre de Annie Ernaux.
Douce et sensuelle écoute avec cette photographie de paquet de cigarettes à la fraise... Très bonnes le cigarettes à la fraise! Comme les cigarettes en chocolat que l'on achetait, enfants, vous vous souvenez?





par Chris-Tian Vidal publié dans : Mes chansons préférées. communauté : Musique et chansons
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Samedi 7 juin 2008
"Ils m'ont accouchée".
En partage cette chanson de Barbara, " Du bout des lèvres" et ensuite l'entretien;  ils furent rares, au fur et à mesure de sa carrière avancée, les entretiens distillés aux journalistes.
Pourquoi se serait-elle livrée? Tout est dans ses chansons, souvent en pudeurs!  Et quand elle déclare que son public l'a accouchée, Barbara signifie par là que sa psychanalyse est terminée. Elle s'est dite, elle s'est donnée, elle s'est apprivoisée, elle s'aime, enfin.
Elle vivait dans l'ombre de sa personne, solitaire par nature et  disponible absolument pour son public et ensuite, pour ses "fragiles", comme elle les nommait, dans ses lieux.
" La jeunesse est orpheline".
"Il faut se battre proprement, loyalement".

Elle parle du bout de ses lèvres mais quel message d'universelle humanité  nous offre, là, Barbara.
Nous sommes un peu orphelins d'elle mais à nous de faire vivre sa mémoire et ses messages de fraternité, elle qui détestait qu'on la dise intellectuelle. Elle ne voulait pas qu'on la range dans cette catégorie-là; avec véhémence, elle s'en défendait. Je l'entends.
Barbara, pour ce dimanche d'un printemps fâché avec nous.
Du bout des lèvres, des roses rouges de lilas blancs. Avec vous, ce partage de cadeau en fleurs.


par Chris-Tian Vidal publié dans : Mes chansons préférées. communauté : Homo sensualité ..
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Lundi 2 juin 2008
J'aime particulièrement cette chanson. Amour par habitude, lassitudes et puis le hasard des rencontres... Bonheur! Un amant de fortune! Et puis, pas n'importe quel amant! Un amant! Un vrai! Celui qui vous fait oublier tout le reste et les autres! Un Noël... Quel plus beau cadeau de Noël qu'un amant d'un soir... La surprise prend le pas sur l'habitude du quotidien... "Fêter Noël". Comment ne pas déceler Barbara derrière le personnage féminin de la chanson... "Ah, ah, ah, ah...". Elle aimait bien chanter "Ah, ah, ah, ah,..." Barbara, quand elle n'avait pas envie de développer. Elle avait bien raison. Il y a des choses que nous n'avons pas à développer.  "Au petit jour, ils s'aimèrent près d'un feu de bois...". "Bien sûr, il y eut des scènes...". Qu'est-ce que cela peut faire les scènes? Le plus important, c'est d'aimer, non? Le reste, on s'en fout! Les scènes, on les oublie bien vite... Les amants, un peu moins vite, tout de même, non? Et puis, on en fait une chanson, par exemple!



Si vous fumez, avant que cela ne soit interdit, chez votre buraliste, vous trouverez un C.D des chansons de la Grande, ses premières, avec des photographies, superbes, de Barbara, in "Légendes de la chanson française", EMI.
J'aime bien cette photographie-là.  Sans doute Barbara est-elle sur le quai d'une gare française mais je l'imagine bien à Prague pour rejoindre Marienbad en traversant la Bohême. Si vous allez à Prague, prenez le train et allez jusqu'à cette ville thermale de Marienbad. Promenez-vous dans les jardins. Humez un temps qui s'est arrêté. Drôle de ville, Marienbad, on peut y écrire en silence. Rien ne vient altérer la tranquillité. Installez-vous à la terrasse d'un café. Ramenez  du beau cristal de Bohême et le soir, entrez en train et rêvez dans les paysages brumeux de Bohême. Très sensuel et très onirique, le voyage de Prague à Marienbad. Je vous invite à le vivre, de préférence seul.
Victor, conocias esa cancion y esa foto? Estupendas, no?
Joyeux Noël à tous. Pourquoi pas Noël en ce printemps capricieux?



par Chris-Tian Vidal publié dans : Mes chansons préférées. communauté : Musique et chansons
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Samedi 17 mai 2008
Bonjour,
Duras disait qu'elle s'était construite sur le désespoir. Désespoir de cette enfant pauvre, désespoir de la folie de "la mère" -c'est ainsi que Duras l'appelait, et désespoir de quitter le Vietnam. Il y a eu encore d'autres désespoirs, notamment celui de Joseph Antelme remarqué et secouru, agonisant,  par le Président Mitterrand, dans un camp de concentration. Duras disait qu'on ne pouvait pas écrire sur le bonheur.
La construction de chaque être passe par l'enfance et ce d'avant l'enfance. En cette fin de semaine, après les violents orages de grêle qui se sont abattus sur Toulouse, j'ai envie de partager avec vous, "Mon enfance" de Barbara.
Cliquez donc sur cette rose :

Barbara a ses valises... C'est aussi la clandestine, la juive, cachée, mais déjà aussi, à l'écriture de cette chanson, la maladie inguérissable de l'inceste. On ne peut qu'être attentif au phénomène de la synesthésie qui parcourt la chanson. C'est une chanson simple et ce qu'il lui vaut quelque chose d'universel, comme le permet le talent des artistes qui ne se disent pas des grands. Barbara aimait les arbres à d'autres choses, pour d'aucuns plus importantes.
"J'ai mis mon dos nu à l'ecorce,
L'arbre m'a redonné des forces
Tout comme au temps de mon enfance."
Barbara.
J'illustre ce petit billet que je souhaite léger d'un des arbres de Taurize. J'aime l'arbre et ses racines, la symbolique de l'arbre. Le chêne, l'olivier, le cyprès, parmi tant d'autres.
                 
par Chris-Tian Vidal publié dans : Mes chansons préférées. communauté : Musique et chansons
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Lundi 5 mai 2008
Excusez-moi pour la piètre qualité de l'image mais la chanson est belle, comme j'aime. Je n'ai pas trouvé d'autre version de "Jet Set " de Véronique Sanson.



                                                 


par Chris-Tian Vidal publié dans : Mes chansons préférées. communauté : Parlons d'amour
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Dimanche 4 mai 2008

Un chamane mongol. Taïga rouge. L'an passé, Mongolie.
Tant qu'il y en aura des hommes pour dénoncer les oppressions de toute sorte, je pense que nous pourrons dormir un peu mieux.
Il y a des lieux où l'on vend les jeunes filles... Le saviez-vous?  Ces lieux, c'est en Chine du sud.
 
Le ciel, Taïga rouge, d'un tipi.

Il vit, Gérard Desjardins, dans son désert du Canada, au milieu de ses indiens!
"Nous les derniers humains de la terre...
Allez, dormez en paix...
... le galop....
Tout ce monde sous la toile qui dort dans la profondeur,
Réveillez-vous!
Et le soleil se leva!
Nous avons traversé des continents, des océans sans fin, sur des radeaux tressés de rêves...
Ça fait longtemps que je t'attends..."

"Les Yankees " de Gérard Desjardins.

J'offre cette chanson à mes aimés.
A cette chanson de Richard Desjardins, je ne peux me priver de vous faire partager le discours du Président Mitterrand, appelé discours de Cancun qu' il a prononcé à Mexico et qu'il a écrit sur une plage....

"C’est une lourde responsabilité que d’être placé par le destin à la frontière du pays le plus puissant du monde, juste à la charnière du Nord et du Sud.  Bastion avancé des cultures d’expression latine, le Mexique a pu devenir le lieu naturel du dialogue entre le Nord et le Sud, comme l’attestera la conférence de Cancun. Parce que le Mexique, réfractaire aux dominations de toute nature, a su puiser en lui-même sa volonté d’autonomie.
Il existe dans notre droit pénal, celui de non-assistance à personne en danger. Lorsqu’on est témoin d’une agression dans la rue, on ne peut laisser impunément le plus faible seul face au plus fort, tourner le dos et suivre son chemin. En droit international, la non-assistance aux peuples en danger n’est pas encore un délit. Mais c’est une faute morale et politique qui a déjà coûté trop de morts et de douleurs à trop de peuples abandonnés, où qu’ils se trouvent sur la carte, pour que nous acceptions à notre tour de les commettre.
A tous les combattants de la liberté, La France lance un message d’espoir. Elle adresse son salut aux femmes, aux hommes, aux enfants mêmes, oui, à ces « enfants héros » semblables à ceux qui, dans cette ville, sauvèrent jadis l’honneur de votre patrie et qui tombent en ce moment même, de par le monde pour un noble idéal.
Salut aux humiliés, aux émigrés, aux exilés sur leur propre terre, qui veulent vivre et vivre libres !
Salut à celles et à ceux qu’on bâillonne, qu’on persécute ou qu’on torture, qui veulent vivre et vivre libres !
Salut aux séquestrés, aux disparus et aux assassinés qui voulaient seulement vivre et vivre libres !
Salut aux prêtres brutalisés, aux syndicalistes emprisonnés, aux chômeurs qui vendent leur sang pour survivre, aux indiens pourchassés dans leur forêt ; aux travailleurs sans droits, aux paysans sans terre, aux résistants sans armes, qui veulent vivre et vivre libres !
A tous, la France dit : courage, la liberté vaincra ! "
François Mitterrand, le dimanche 18 octobre 1981.
Président de la République Française : 1981-1995
Mexico.


par Chris-Tian Vidal publié dans : Mes chansons préférées. communauté : Radicalisme et libre pensée
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Samedi 26 avril 2008
Ces poètes qu'on dit chanteurs.

Etant étudiant, à la fin de mes études, j'ai souhaité que ceux qu'on appelait chanteurs soient enfin reconnus comme des poètes à part entière. Un professeur d'université écoutait attentivement mon argumentation dans l'obscurité de son bureau et marginale parmi ses pairs, elle a accepté finalement cette petite promenade, ensemble, dans ce que Gainsbourg nommait "l'art mineur", à travers les musiques et les paroles de Barbara.
Des heures entières, ensemble, à écouter puis à analyser les textes pour finalement nous rendre compte que les petites choses de la vie ont leur poésie secrète, leur petit rythme, leur petite vie et qu'elles enchantent nos cœurs, comme de longs poèmes que l'on apprend par cœur pour nous consoler des tristesses de la vie. Une petite musique des cœurs sur des textes du quotidien qui acquièrent ainsi une épaisseur poétique et universelle que de prime abord, nous n'eussions pas observée. Je pense à "Drouot" de Barbara et à tous les phénomènes de la synesthésie à l'œuvre dans ses textes et en particulier dans celui-ci. Il s'agit de bien peu de chose, finalement, une vente aux enchères, non? Et pourtant, cette chanson a un rythme dans l'harmonie d'un cœur qui bat en sanglots étouffés... Je n'aime pas les ventes aux enchères...
Il est heureux de constater que quelques textes, de Barbara notamment, figurent dans les anthologies littéraires.



"Ceux qui, pour quelques sous, rachètent pour les vendre
Les trésors fabuleux d'un passé qui n'est plus

Dans ce vieux lit cassé, en bois de palissandre
Que d'ombres enlacées, ont rêvé à s'attendre
Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes
Mais les choses nous parlent si nous savons entendre
"
Barbara.

Je voulais, en ce dernier dimanche d'avril 2008, vous faire partager, aussi,  cette chanson de Léo Ferré : "La mémoire et la mer".
Le souvenir d'une amour morte se mélange aux flux de la mer qui enfouit tout et qui têtue n'en finit pas de ne pas s'arrêter de tout emporter.
"Les souvenirs, cette vie qui n'est plus de la vie et qui fait mal" écrivait Albert Cohen, autre auteur de la mémoire.


Leo Ferre - La mémoire et la mer

J'ai une attention particulière pour les auteurs de la mémoire. Mémoire de ceux qui ont perdu leurs souvenirs. Mémoire de ceux qui n'en ont plus.

"Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
O l'ange des plaisirs perdus
O rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu'un chagrin de ma solitude"
Léo Ferré.

Je veux ce billet comme un hommage à la chanson française et comme un partage dans des textes où l'universel homme se reconnaîtra dans des solitudes en...chantées....
Chris-Tian Vidal.

 

                                             

Et Je remercie, ici,  Henri-Pierre de me nommer, avec élégance, "Frère en Ailleurs". Et mon Asi m'entendra si je lui confie que ma mémoire est un peu de ce delta des terres rouges du Mékong... Fichues moussons, mon ASI, n'est-ce pas?
par Chris-Tian Vidal publié dans : Mes chansons préférées. communauté : BLOGS, en parler ...
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Sur la toile,
Vos retours de lecture sont les bienvenus.
"Marrakech..." est à paraître.
Merci.
Chris-Tian Vidal.


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