Il y a quelques temps que je voulais écrire ce petit billet politique et la chaleur caniculaire me laissant me reposer dans la fraîcheur de ma maison, je me mets à l’entreprendre.
Nous vivons une drôle d’époque. Époque voulue et décidée par une majorité de français, il y a plus d’un an. Que sont-ils devenus ceux-là ? Ils ont oublié pour qui ils ont voté…
Je suis toujours triste de voir la pauvreté dans les rues de Toulouse : des jeunes gens mais aussi des moins jeunes, des personnes âgées. Le soir, quand je sors faire ma petite balade de nuit, à nouveau ce vieux monsieur qui fait les poubelles, à l’heure où on ne le voit pas. Il fait les poubelles d’un petit supermarché du quartier. Je passe en faisant semblant de ne rien voir. Indifférence ? Je ne pense pas. Une certaine amertume, sans doute. Une grande impuissance personnelle : oui !
Je pense à Marseille, à ce SAMU social qui n’arrête pas de se promener dans la ville. La mendicité, dans cette grande ville, est multipliée par le nombre de ses habitants eu égard à ceux de Toulouse. Et là, la sollicitation pour quelques euros ne s’arrête pas au coin de l’autre rue, pas même à une terrasse de café. Nulle part. Sinon, il faut entrer chez soir, fermer les fenêtres et ne rien voir. Faire semblant.
Et puis, en parcourant nos villes, je pense à la couverture de « Marianne » : l’argent. L’argent sur toutes les bouches. L’argent qui manque et ce manque qui touche toutes les classes sociales, sauf les plus hautes et l’argent dont on rêve. Il y a un an, se souvient-on du cadeau généreux que le gouvernement a fait aux riches ? Aux vrais riches ! Pas à ceux qui en votant pour le petit caporal se croyaient riches ! Les vrais, ceux qui à nous ne se mêlent pas !
Une amie me disait que le petit caporal avait eu fait vite de rendre la France exsangue. En effet… Et quand je pense que ce bonhomme a été élu grâce aux voix des ouvriers… Terrible mystification… Beaucoup ignorent ce cadeau fiscal de l’été dernier… Nous le payons aujourd’hui…
La pauvreté dans nos rues, la misère intellectuelle aussi. A l’Élysée : pas de livres, pas d’Histoire. Une chanteuse qui sort un disque avec grands renforts de médias. Un petit caporal qui, en voyage officiel, ne cesse de toucher sa dulcinée, comme si c’était la première fois qu’il aimait. Un homme pareil doit pouvoir aimer, alors ! Nous voilà donc rassurés et l’autre chante son amour élyséen... Nous sommes tombés sur la tête. Le général De Gaulle n’a pas à se retourner dans sa tombe puisque le petit caporal s’est définitivement coupé de lui. Mais de qui ce bonhomme se réclame-t-il ? De lui-même !
Ce petit caporal ne pense qu’à lui-même. Le palais de l’Élysée est son nouveau jouet et il lui faut occuper ses journées en regardant planer les ombres des grands et en écoutant le CD de la poupée Barbie de la République. Une amie qui aimait ses CD avant cet amour sans concession m’a avoué les avoir jetés à la poubelle… J’ai souri… Mais c’est grave car la France se porte mal et les inégalités ne cessent de croître… En parlant d’amour… Souvenons-nous des dernières images du voyage officiel dans les territoires occupés : la poupée Barbie de la République était plus préoccupée, au son des balles, de rejoindre son avion élyséen que son élyséen de mari. Tout d’un coup, elle semblait animée d’un corps qui bougeait, elle qui semble sourire et tendre la main, telle une marionnette, alors qu’elle ne cesse de changer de toilette, par la grâce de nos saintes finances, sans doute ! Qui de Dati ou d’elle est de meilleur conseil en matière vestimentaire et budgétaire…
Bref…
Notre époque résonne comme la fin d’une autre.
Je pense, en cette chaleur, à tous ceux qui se soignent plus ou mal, à tous ceux qui s’alimentent mal, à tous ceux qui souffrent de solitude, à tous ceux qui voient davantage leur porte-monnaie se vider. Et l’album de l’autre ne comblera pas leur souffrance. Donnez-leur de la musique d’amour, petit caporal, ça les calmera… On en vient, même dans les rangs de la gauche, à regretter la présidence Chirac… C’est dire !
Que ceux qui ont voté pour le petit caporal lèvent le doigt ! Seuls quelques uns osent encore le lever…
Tristesse. Tristesse car la France n’est pas gouvernée. La France est un paquebot qui navigue à vue et qui prend l’eau de toute part.
Peu importe l’espion internet du petit caporal. De plus en plus de blogs naissent pour condamner la politique et la personne de ce sale bonhomme.
J’en veux un peu à ceux qui l’ont élu. Qu’avait-on à attendre d’un type pareil qui est aux affaires depuis quelques décennies et qui était maire de Neuilly ? Aux affaires depuis qu’il est tout jeune ! Maire de Neuilly : la messe est dite, non ?
Bien sûr, maintenant, les socialistes tentés de rejoindre le paquebot Titanic-France s’en gardent bien et je pense à Monsieur Lang qui a failli franchir le rubicond. Je me demande comment les autres ex-socialistes peuvent se regarder dans la glace quand par leur présence ils cautionnent une politique économique et socialement régressive et liberticide. Honte à eux !
Ce soir, je ferai ma balade nocturne et peut-être encore ce petit papi fera-t-il les poubelles…
Et la place de la femme ? Bien sûr, il y a Madame Dati qui dépense en frais de bouche et de fringues, comme j’avais vu au ministère de la justice. Je ne sais pas qui dépense autant au palais de l’Élysée mais les dépenses ont sacrément augmenté. Sans doute pas en livres. Superbe bibliothèque pourtant… La place de la femme… J’ai vu, à mon grand effroi, des femmes en « burka » à Marseille… Plus d’yeux de femmes : des grilles à la place. Que ceux qui en votant pour le nabot voulaient faire la chasse aux Arabes se rassurent : ils les a voilées et laisse la place aux intégrismes galopants. Des femmes grillagées en France : ce contre quoi on se bat dans des pays islamistes !
Ce billet me tenait à cœur. Dans quelques mois le congrès du P.S., dont je ne sais quoi attendre même si, bien sûr, le soleil de là-bas devrait venir si nos intelligences au P.S. savent se ranger derrière un seul homme ou une seule femme, comme en 1971, derrière François Mitterrand.
Je voudrais conclure pour ceux, amnésiques qui ont élu le petit caporal et la débauche à la tête de l’État, plus l’inculture, plus les injustices et la mendicité dans la rue, l’individualisme et les intégrismes, les radicalismes et tout ce qui fait qu’une société implosera d’individualisme et de communautarismes, par cette anecdote. Le Président Mitterrand occupait le Palais de l’Élysée. Un jour, il reçoit la visite de ce petit caporal. Monsieur Attali le fait savoir au Président. Le Président refuse de le recevoir. Alors, le petit caporal dit à Monsieur Attali, en substance : « Un jour, je serai à la place de François Mitterrand ». Pour le petit caporal, l’Élysée est un jouet de riche et la France, lui, on pourrait dire qu’il n’en a qu’une vague idée… On conclura par ce que disait de lui le Président : « Oui, cet homme-là a du talent mais pour trahir »…
Je continue à croire en de jours meilleurs. Je reste fidèle aux Président Mitterrand et aux femmes et aux hommes de gauche qui croient, encore, avec sincérité et force, en la justice sociale. Ce billet me tenait à cœur. Merci de votre lecture.
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