Ce billet, je le dédie à Taurize.
Je voulais, en ce printemps, vous offrir ces quelques mots du toujours même
TAO YUAN MING.
Ce poème-là me fait penser à un monsieur aujourd’hui décédé qui pour sa retraite avait acheté une petite cabane à Taurize et il y a passé le restant de ses jours. Nous étions devenus amis : lui, le monsieur à la retraite et moi, je jeune Taurizois si curieux du monde et si ignorant de ce monde! Nous échangions beaucoup sur les lectures, sur la vie, sur les voyages. Et puis, il avait décidé de ne pas se soigner, loin des hommes, loin des sociétés et loin des médecins et finalement, il a fini par mourir d’avoir vécu car vivre est une maladie dont nous connaissons tous l’issue !
Paix à son âme et heureux que d’évoquer ce souvenir amical. Ce monsieur-décédé-ami repose dans le joli village de Feuilla, à quelques kilomètres de la mer Méditerranée, dans l’Aude. Ce poème est pour lui. Il lui ressemble à ce feu Taurizois d’adoption ! Et je mettrai cette musique de Georges Brassens : un petit bijou… Il dort dans le même coin, Brassens !
J’ai emménagé
Toujours j’ai souhaité habiter vers le Sud
Dans ce village ni par fuite ni par caprice
Seulement il y avait là quelques gens au cœur simple
Avec qui me réjouir et passer des matinées et soirées
Cette envie m’habitait tant et tant d’années
Et enfin voilà je viens de réaliser ce projet
Juste une hutte simple et inutile qu’elle soit spacieuse
Un lit et une natte posée à même le sol de terre battue
Les voisins parfois vont et viennent
Échangeant sur des choses du passé
Ensemble nous parlons de nos lectures
Élucidant un doute ou une difficulté
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