Sapa est une petite bourgade du Nord-Vietnam où l’on observe les souvenirs architecturaux de la présence coloniale française.
« Je suis née en Indochine » disait Duras.
Sapa, comme je l’ai déjà écrit, c’est les ethnies minoritaires disséminées dans les montagnes. Je reviendrai sur ces ethnies minoritaires à qui j’ai souhaité rendre visite, en février dernier avec mon ami Tièn. Ce sont des routes de montagne en zigzag, des paysages de cartes postales, des paysages doux de rizières sur les hauteurs montagneuses où sans cesse l’on croise des femmes et des hommes qui partent ou rentrent de cueillettes, les épaules chargées de leur labeur.
Pour se rendre à Sapa, je vous conseille de prendre de train de Hanoï jusqu’à Lao Cai, la capitale régionale, à la frontière de le Chine, que l’on appelle le Perthus viêt.. Le train n’est pas rapide -doux euphémisme- mais c’est l’occasion de discuter avec d’autres voyageurs des visites à Hanoï et de donner, parfois, une autre tournure à notre projet de voyage.
Sapa, c’est aussi un marché très animé où l’on trouve de l’artisanat local et où quelques personnes des ethnies minoritaires viennent vendre leurs produits locaux, qu’elles transportent pieds nus sur leurs épaules.
J’aime les marchés des pays asiatiques, comme j’ai pu l’écrire dans : « Carnet d’Asies ». Les fruits du dragon pourraient être un fruit emblématique du Vietnam.
Sapa, c’est aussi un brouillard dense le matin et le soir, tôt le soir, ce qui confère à la ville un côté ouaté et nous voilà coupés du reste du monde, à regarder dans la brume les traces d’un ciel qui se dérobe à nous.
En vrac, je vous offre ces quelques photographies de la région de Sapa : le village, son marché, ses brumes, ses atmosphères et ses odeurs que les images, peut-être, en synesthésies, feront aller jusqu’à nous.
L’été, Sapa devient le lieu de villégiature des citadins du nord. On y respire un air vivifiant en altitude, à l’abri de la circulation de plus en plus bruyante de Hanoï.
Bref, quand je retrouverai mes amis au Vietnam, nous ne manquerons pas de retourner à Sapa.
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