On repart au Cambodge ?
Je suis désolé pour ceux qui ont eu des frissons à la vision du cliché du billet précédent… Il est vrai que j’aime me
perdre dans la jungle cambodgienne et humer ce temps suspendu. Il y a, au Cambodge, cette impression de temps suspendu où la nature emporte, englobe et pétrit hommes et monuments. N’hésitez pas à
vous perdre dans la jungle cambodgienne mais toujours accompagné d’un bon guide qui connaît bien le terrain. Il subsiste des mines du temps des khmers rouges.
Le passé sanguinaire est tout proche et je n’ai pas rencontré une seule famille qui n’ait pas été touchée par la
tuerie des khmers rouges. Channa, amie cambodgienne, me reprochait que nous autres, Occidentaux, ne parlions pas du génocide khmer. Il n’empêche que le Cambodge reste un pays très pur, très brut
où la pierre est engloutie par des milliers d’années d’histoire. Je vais choisir pour ce billet de fin de semaine une photographie plus douce, moins anxiogène, peut-être une apsara.
Chers lecteurs, vous ne trouverez rien du Cambodge dans « Carnet d’Asies ». Le prochain livre à paraître est « Marrakech… ». Je pense qu’il sera éditorialement prêt, comme prévu, pour la fin de cette année civile ou pour le début de la suivante. En pensée ou physiquement, partez donc au Cambodge avec les livres suivants:
Il y aurait tant à dire, tant à écrire sur le Cambodge. Je préfère le faire ainsi, de manière impressionniste, suggestive, par petites touches successives. Cet été, il y a eu nos voyages avec nos retours sur le banc d’Ariaga où nous avons dégusté la joie du partage de nos voyages géographiques, sentimentaux et imaginaires. Quant à moi, on me demande, c’est quand l’Asie ? Ca sera très bientôt, l’Asie et l’Inde, aussi mais avant, il faut que je termine ce projet d’édition de « Marrakech… ».
Un beau -oups…- …une belle fin de semaine à tous, ensemble, tous ensemble, sur le banc d’Ariaga, dans une jonque,
toujours presque la même, emportée par les hautes eaux sur le Tonlé Sap… L’encens rapporté du site impérial d’Angkor -que j’appelle le mammouth-
brûle dans l’attente d’un prochain départ, idée de dessiner un printemps tropical en hiver occidental. Hum…
Je ne peux m’empêcher de le penser physiquement ce prochain voyage. Certains chevaux légers, chevaux de bat, m’avaient déjà enterré mais Zeus, comment aurais-je pu mourir avant d’avoir respiré Bénarès… Bénarès inscrite dans mes tablettes. Je ne peux que suggérer la psychologie du contournement propre à l’âme asiatique et qui, finalement, à force de contours et de bâtonnets d’encens, en siècles amassés, nous ramène au point géographique et sentimental initialement fixé. Une maison de torchis, quoi !
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