Les retours de lecture de Carnet d’Asies.
J’aime les retours de lecture de « Carnet d’Asies », écrits à la main. C’est beau une calligraphie, elle parle, sans que l’on connaisse encore le rédacteur, en chair et en os. Peut-être ne le connaîtrons-nous jamais, d’ailleurs.
J’aime les retours de lecture de ceux que l’on n’appelle pas « spécialistes ».
La glose des universitaires… Je n’ai rien contre. Ils manient un langage de critique littéraire, très technique, précis et opportunément employé, souvent. Ils ont fait de longues études et ce sont des gens respectables. Cependant, parfois leur critique rend l’auteur encore plus hermétique. Ils me pardonneront, j’ai eu l’occasion de le dire de visu à certains et nous en avons bien ri. Du coup, après eux, nous ne savons pas très bien si nous savons bien lire… Peu importe !
Je pense qu’il faut respecter la lecture de chacun. L’acte de lire est déjà projection, ne serait-ce que par l’appréhension du titre ou de l’appropriation de la couverture du livre dans les mains du lecteur physique.
De même, quand je connais un auteur que je n’aime pas personnellement, je ne vais pas m’amuser à lire ses publications. Je ne peux. Ca, c’est très personnel. Je sais que certains ont une démarche contraire et sans doute plus ouverte, plus curieuse ou parfois, voyeuriste. Je pense que quand on connaît vraiment, dans le privé, un auteur, les dés sont pipés. De même, il nous est toujours facile -moi, le premier- quand j’étais plus jeune, de lancer : « C’est bien, très bien. C’est nul ! ». Que de formules lapidaires et destructrices, sans tenir compte de l’investissement de l’auteur, si toutefois c’est toujours l’auteur qui écrit et pas l’un de « ses nègres ». Une autre affaire…
Il est facile de céder à la tentation du « C’est nul !». Ca libère quelque chose de très personnel et de narcissique, ça fait du bien, on se dit qu’on a « tué » l’auteur, ce qu’on croit connaître de lui mais à mon sens, on se fait plus de mal à soi-même et on ne tue pas l’auteur ! Comment le tuer par une publication ? Nous sommes là dans un autre domaine qui, aussi, me passionne.
Je voulais, surtout, vous faire partager ce retour de lecture de Véronique qui j’espère sera lisible sur la toile. Véronique est une femme dont le travail, les actions sont toutes tournées sur l’humain. Véronique travaille dans le milieu médical. Elle entend tous les jours les souffrances et elle a en charge les corps et les âmes qui partent de l’autre côté du rivage, vous savez…
Je remercie Véronique d’avoir pris le temps de sa plume et de m’avoir fait parvenir, via une amie commune, son ressenti de lecture.
Véronique n’est pas critique littéraire. Elle vit et elle lit.
Je vous remercie, Véronique.
Chris-Tian .
On reconnaît l'écriture, le style, le format, qui me permettent d'affirmer avec une certitude sans faille qu'il en est l'auteur.