
La Chine, contrée lointaine, longtemps imaginée et rêvée à travers ses lectures et ses rencontres, notamment avec son analyste chinois, sert de cadre à ce récit. Le grouillement de la foule, des vélos, l’impassibilité des visages asiatiques que j’ai moi-même connu, il y a longtemps au Vietnam, l’auteur les découvre avec ses yeux d’étranger. Il nous fait part de ses sensations, ses émotions. Mais au-delà de ces descriptions, ce qui est intéressant à suivre, c’est la recherche de son moi, déjà bien commencée. Plus que la connaissance de soi, c’est l’acceptation de soi-même, tel que l’on est. S’accepter et s’aimer soi-même tâche difficile et longue, avec ses erreurs, ses préjugés, ses défauts mais aussi ses qualités, ses dons, ses forces. Mais c’est la clef pour aimer aussi les autres – l’autre.
L’auteur, pourtant, ne semble pas manquer d’amour, pour autrui, pour l’art : peinture, musique, nature. Mais très sensible, il reste encore beaucoup de peurs, manque de confiance en soi – peur de la solitude, de la mort – ce qui est parfaitement humain.
Peut-être faut-il que l’auteur de ce récit, essaie de voir la France, où il vit, et l’Occident en
général, pour y retrouver, avec des yeux d’étranger, au-delà des égarements et des erreurs de cette civilisation, quelque chose de bon et de bien. Tout n’est sans doute pas à rejeter. Peut-être
y a-t-il, quelque part des lieux et des hommes capables de lui apporter une certaine sérénité ! Ce que je lui souhaite. SUZANNE.