Un livre et ensuite...

Vendredi 23 janvier 2009

De « J’ai fait un rêve », à « Yes, we can », en passant par « Un mundo mejor es posible », je vous offre cette photographie de San Diego, USA, que mon Ric nous a dressée, alors qu’il est là-bas, aux USA, pendant ce changement de Président des USA.

A San Diego, pas les mêmes festivités qu’à Washington, juste quelques jeunes avec des tee-shirts à l’effigie de Obama, nouveau Président des États-Unis d’Amérique. Pas les festivités télétransmises de Washington !

J’ai lu, dans beaucoup de billets des blogs-amis cette ferveur pour ce nouveau Président des USA qui, dans son discours, que j’ai entendu par bribes, disait en substance « tous ensemble, les blancs, les noirs, les handicapés, les homosexuels, les hétéros… »

Tous ensemble…


Oui, en ce monde consumériste et individualiste, le rappel à des idéaux de fraternité est une bonne chose.

« Un mundo mejor es posible » ai-je lu, il y a quelques années sur les murs de l’île cubaine où les idéaux semblaient s’être envolés vers les plages dorées de Miami, dans des barques de fortune !

L’ère Bush est close mais restons vigilants, nous avons des clones de lui en Italie et en France.

Les USA que l’on critique volontiers sont certes capables du pire -comme cette terrible prison de Guantanamo…- mais aussi capables du meilleur : un black Président à la White House !

Beaucoup -sans doute trop ! -d’espoirs reposent sur les épaules d’Obama. Sans doute décevra-t-il … Mais, oui, nous pouvons, nous devons, croire en un monde meilleur où vivre heureux ne serait pas synonyme de consommation  toujours plus importante de biens matériels.

A quand un monde meilleur en France ?

« Un mundo mejor » est possible. Elle était belle l’idéologie cubaine…


Ensemble, en résistances 2007, aidons à construire, en France, un monde plus juste, plus fraternel et dans le monde  aussi car il y aura toujours à imaginer, il y aura toujours à créer sur la Terre, pour tous les êtres, ceux qui vendent leur sang, leurs organes pour survivre ! La Chine, c’est ça, aussi ! Il y aura toujours à construire sur la Terre, pour les sans-abris, les sans-grades, les sans-papiers, les plus démunis, qui meurent de froid sous des nuits françaises glaciales. Il y aura toujours à construire sur la Terre pour ceux qui manquent de tout.

Bonne chance, Mister Président Obama !

En résistances, pour un changement vers plus de fraternités, en Europe, en France !

Merci, Ric, de cette photographie onirique de San Diego, la nuit !

C’est beau, une ville, la nuit !

Et vu la qualité de cette photographie -Ric fait de magnifiques photos ! -, je propose cet article à l’une de communautés de photographes dont je fais partie sur la toile.




Par Chris-Tian Vidal - Publié dans : Photographies de mes voyages. - Communauté : photos
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Lundi 19 janvier 2009

dans le passé pas assez de vin à boire

maintenant enfin ma coupe limpide

pleine d’un vin nouveau printanier

à nouveau quand le goûter encore ?

 

autour de ce plateau de mets succulents

parents proches et amis anciens à mes côtés

pourtant dans ma bouche nul son ne vient

dans mes yeux nulle lumière ne pétille

 

les précédentes nuits dans ma chambre

aujourd’hui franchir cette porte et partir

ce matin m’allonger au pays de l’herbe sauvage

là-bas pour un long temps et sans date de retour

 

                                            Chanson pour mes funérailles

                                            Écrite avant sa mort

                                            Par l'ami Tao Yuan Ming (365-427)

Editions Moundarren.


La traduction, ici proposée, n'est pas celle de Hervé Collet que publient les Editions Moundarren et que je vous invite à découvrir.



Tao Yuan Ming est originaire du village de Tsai sang, dans le district de Hsun yang, situé sur une colline à trente li au sud ouest du Lu Chan. Le mont Lu Chan est " la montagne des huttes ", un lieu sacré des hommes du Tao. Dans le Classique des Montagnes et des Mers, Lu Chan serait la capitale des habitants du Ciel.

"digne dans ma hutte humble, à mon aise je bois du vin et compose des poèmes, accordé au cours des choses, conscient de mon sort, n’ayant plus ainsi aucune arrière-pensée… "


Tao Ming ne connaissait pas les règles de la musique, pourtant il avait un ch’in, sans corde. Chaque fois qu’il était exalté par le vin, immédiatement il l’effleurait pour lui confier son sentiment de l’instant. Aux nobles ou humbles, pour tous ceux qui lui rendaient visite sans exception, il préparait toujours du vin. Et le premier à être ivre, il disait à ses invités : je suis ivre, j’aimerais dormir, vous pouvez donc partir...

Il rencontra la mort à l’âge de soixante-trois ans. Maître Tao quitta ainsi son auberge de voyageur pour toujours et retourne dans sa demeure originelle là où il vit le jour : mort maintenant que dire de plus ? je confie mon corps à la montagne, qu’il s’y mêle

On le nomma alors maître " Ching Chi’e "  ce qui veut signifie large, joyeux, indulgent et désintéressé.

Photographies de l'Aude : Castelnaudary et Taurize, France et de Pékin, Chine.

Par Chris-Tian Vidal - Publié dans : Mes lectures. - Communauté : Litterature
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Vendredi 16 janvier 2009

Elles ont dû rigoler les cigales…

Je dédie ce billet à la Communauté des Architectes des cœurs et à ma nouvelle amie, voyageuse, Danae.

J’avais dit que je n’écrirais plus, que je ne voyagerais plus, que je ne bloguerais plus, que je ne publierais plus…

Elles ont dû rigoler les cigales !

On ne les avait pas entendues s’arrêter de chanter pour se mettre en terre.

Ça y est…

L’espoir est là.

Les journées s’allongent.

Le jour revient.

Hier, j’ai relu, pour la première fois de sa publication : « Carnet d’Asies » et voici la citation de moi que j’en retiens et que je vous offre…

« … seule la littérature autorise la véritable évasion, celle qui parle du sexe, de la mort et de la survie intellectuelle. », page 43.




Elles ont ri sous cape, les cigales…

Je m’autocite…

Ce Purcell en réponse au courriel de Danae, dont je la remercie, ici… « O Solitude ».



Prenez soin de vous.

Chris-Tian.



Par Chris-Tian Vidal - Publié dans : Mes livres publiés. - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Lundi 12 janvier 2009

Réponse à Kader, mon frère.

Très Cher Kader,

Écrire est pour moi, entre autres,  un acte de résistance, un acte de Résistance au pouvoir en place, un pouvoir d’une droite nationale, clanique et partisane. Bref, tout ce que nous n’aimons pas.

Quand je pense à la publication de « Marrakech… », Je pense à toi, mon frère, le franco-Marocain !

Aussi, toutes ces photos te sont destinées, bien sûr à mes autres lecteurs, aussi ! Mais tout particulièrement à toi.

Écrire en résistances.


Sache, Kader, qu’écrire m’est difficile, m’est douloureux. Le français n’est pas complètement ma langue natale, tu le sais. Comme toi, ta langue natale est l’arabe ! Énigmatique caractères arabes, comme les idéogrammes en Chine que je ne me lasse pas de regarder !


C’est beau, la langue arabe. Il y a d’ailleurs des similitudes avec l’espagnol. J’ai toujours remarqué cela.

Je remercie Danae de sa lecture et bien sûr, pour répondre à elle, que je ne vais pas la noter…

Chaque lecture est personnelle et intime mais universelle, aussi. Je le dis, je crois, en début de « Carnet d’Asies ».

La machine a redémarré.

« Carnet d’Asies » est un acte de Résistances, comme il en existe tant d’autres. Et nombreux sont les lecteurs de ce blog qui n’ont pas encore lu ce livre. Aussi, je les invite à le faire.

Tu me parles de l’après « Marrakech… ». Mais Kader, je viens à peine de signer le contrat avec la maison d’édition qui s’occupera de diffuser le livre ! Comment veux-tu que j’envisage le prochain livre : «  Pour…Quoi l’Asie ? ». De plus, le manuscrit de « Pour…Quoi l’Asie » est à revoir, je ne le trouve pas bon. Tu me diras pour « Marrakech … ». Il faut dire que, je reprends à peine l’écriture.

Il faudra attendre le printemps de l’année du buffle pour lire : « Marrakech… » Qui, je le rappelle sera imprimé à la demande. Ca me va très bien. Petite maison d’édition, sans prise de tête… Ca me convient. Je ne suis pas un grand. Juste une bouteille à la mer.

« Marrakech … » me semble beaucoup plus irrévérencieux que « Carnet d’Asies ». Tu me diras. Je te laisse le temps d’attendre…

Comme je le dis à mon analyste, « Carnet d’Asies » est une récréation. Pas « Marrakech… ».


Tu te souviens de la naissance que tu m’avais annoncée à mon retour de Marrakech, en l’an 2004 ?

Venue au monde d’un petit français d’origine franco-marocaine et espagnole…

J’ai décidé d’être plus assidu à mon blog, autant que me le permettront mes activités professionnelles.

Comme j’ai décidé d’être plus en avant en psychanalyse.


Je t’offre cette chanson que tu aimais tant à l’époque : "Le bruit et l’odeur "… Ah ! Notre France ! Pays des droits de l’homme ! Elle a tant à parcourir et en cette période de frilosité, une seule chose : écriture et lecture !



Bonne lecture de « Carnet d’Asies », en attendant « Marrakech… ».

Vidal, comme m’appellent mes amis chinois, juste à la fin de l’année chinoise du rat.




Par Chris-Tian Vidal - Publié dans : Mes livres publiés. - Communauté : La Cyber-résistance
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Vendredi 9 janvier 2009

Marrakech en 2009…


Toulouse, vendredi 9 janvier 2009.


J’hésitais, je ne voulais plus publier… Comme souvent j’ai eu envie d’arrêter ce blog… Souvent…

Puis finalement, un nouveau pan de ma psychanalyse, inconnu jusqu’alors s’ouvre à moi… Je m’y engouffre avec délices et une véritable jouissance intellectuelle, sans nostalgie ni rancœur, en paix avec moi-même et avec les fantômes de l’enfance.


Je vais bientôt partir en Extrême-Orient, vous le savez… Je vous tiendrai informé une fois sur place…

Tout s’est mis en place pour la publication de « Marrakech… ». Il faut, c’est inscrit dans la psychanalyse que « Marrakech… » voie le jour en 2009, année chinoise du buffle.


Je n’ai peut-être pas beaucoup de lecteurs mais j’en ai de fidèles et de bienveillants. C’est l’essentiel !

Je voudrais les remercier, encore, ici. Grâce à eux, « Carnet d’Asies » s’est fait connaître pour le prix littéraire du Gros Sel, même si nous n’avons pas gagné… Nous présenterons « Marrakech… »  pour la prochaine édition du prix littéraire du Gros Sel. Qu’en pensez-vous ? Je sais que je peux compter sur vous.

Je voudrais remercier un directeur de maison d’édition parisienne qui se dit être peu connu… Il se reconnaîtra… Je le remercie de sa bienveillance et de sa fidélité. Son amitié !

Je voulais, avant de lui adresser un courrier postal, pour le remercier de l’envoi d’une nouvelle parution dans sa noble maison d’édition, le remercier, ici.  Il se reconnaîtra. Longue vie à lui !  J’essaierai de ne pas le décevoir avec cette nouvelle publication… Longue vie à sa maison d’édition ! Qu’il ne cesse pas, surtout ! Elle est dans mes liens… Dans ceux du cœur aussi !


Je voulais dire à LMVIE que la psychanalyse m’a accouché, comme je l’ai plusieurs fois écrit, dans les dédicaces de « Carnet d’Asies ». LMVIE et moi sommes en fil constant par la lien humaniste de la psychanalyse… Allez donc faire une petite promenade en son blog…


« Carnet d’Asies », c’est lointain pour moi… Cependant, j’invite ceux qui ne l’ont pas lu, à le faire et à me faire parvenir leurs retours de lecture. Ils sont les bienvenus, ici. Vous avez, indiquées sur ce blog, toutes les possibilités pour vous procurer « Carnet d’Asies ». Le plus simple est peut-être de le commander auprès de la maison d’édition qui a accueilli « Carnet d’Asies », PUBLIBOOK.


Toulouse a été recouverte de neige. Je vis à Toulouse. J’aime Toulouse. J’ai eu bonheur, comme un enfant, à marcher dans une ville noire et blanche de neige, sans voitures, avec de la neige immaculée, une nuit de cette semaine. Il se passait quelque chose alors : un nouveau départ dans l’ensemble constitué par ce blog, mes publications et la psychanalyse. Bien entendu, il y a des choses que l’on ne dit pas en blog, seulement sur le divan noir de la psychanalyse où parfois je piétine et où tout d’un coup, on redémarre. C’est une merveille !


Vous savez mon goût pour la Chine. Je ne peux qu’adhérer aux soins de la médecine traditionnelle chinoise. Avant de regagner Taurize pour les fêtes de Noël, je suis allé voir un praticien-ami de médecine chinoise traditionnelle et il a remis un équilibre énergétique -qui me faisait défaut- en place, il s’était envolé depuis mon Vietnam 2008…  Il m’a assuré que les choses aller redémarrer, moi qui étais un peu au point mort. Ca y est, ça redémarre… Les énergies sont en meilleure harmonie, en mon corps… Ciel et Terre en soi… Paisibles.


J’ai l’honneur de vous informer que ce jour, j’ai signé un contrat d’édition à compte d’éditeur pour : « Marrakech… ».

Bien sûr, il nous faudra attendre plusieurs mois avant de voir le produit fini, le livre. J’ai demandé pour vous qu’il soit agréable au toucher, lisible, facile à lire, à mettre dans une poche. Que ce soit, pour nous, un partage… Un de plus…


J’espère que ma nouvelle maison d’édition respectera mon souhait.

Nouveau départ dans le voyage de la psychanalyse…

Nouvelle publication dans le monde de l’édition où j’ai choisi une maison d’édition qui n’enverrait pas « Marrakech… »  au pilon ! Le livre sera imprimé à la demande des lecteurs. Je vous en dirai plus quand le projet éditorial avancera, pas à pas. « The hours »… Virginia…

Nouveau départ, très proche, pour l’Extrême-Orient.

On part ?


Plus de neige…

Des souvenirs de mes pas de solitaire dans cette Toulouse blanche… Les sentez-vous mes pas et les pensées qui jusqu’à vous étaient adressées ?

Merci de votre fidélité !

En avant pour « Marrakech… » !


Un écrivant, simplement, qui n’écrivait plus…

Bien à vous tous,

Chris-Tian Vidal.


P.S. : Quelques photos de mon Maroc 2009, en guise d’attente de parution de notre " Marrakech…".


Par Chris-Tian Vidal - Publié dans : Mes livres publiés. - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 4 janvier 2009

Bonjour en 2009.


Je voudrais commencer ce billet par un souvenir de Claude Levi-Strauss disant ne pas aimer le monde dans lequel il se mourait.

Je ne l’aime pas trop non plus…

Le monde court à sa perte disait Duras dans « Le camion ». Le monde est dans sa perte… Je dis à mes sensibles.

Vous allez me dire que le moral je n’ai pas. Si, je vais très bien mais il est vrai que ce monde dans lequel nous évoluons, je ne l’aime pas.


Une société de consommation. Je consomme donc je suis. Des histoires d’amour mortes souvent dans l’œuf. Comme je le disais à une amie chère : notre monde n’accorde plus sa place à l’amour. Ce n’est pas un monde de l’amour. C’est un monde du jetable, du portable, des adieux par sms, des : «  Je t’aime » par sms ! Dites donc !

Je n’aime pas ce monde-là, de la consommation facile, de ceux qui ne consommant pas sont oubliés sur le bord du chemin. Je n’aime pas ce monde-là, où l’on se dit qu’on s’aime par sms et où l’on se quitte par sms. Facile, pratique, loin des regards des yeux qui parlent de désirs de s’aimer, des yeux qui font que le regard ne peut pas fuir, le regard- le vrai, ne peut pas de lâcheté « cybermatique ».

J’aime les regards de l’amour et je m’écarte de tout ce qui est faux et qui n’est pas beau. Ma quête, c’est le beau. Ma quête, c’est dans le vrai.


Je n’aime pas ce monde-là des objets que l’on jette, le monde des slips jetables et des amours jetables. Je n’aime pas ce monde-là.

Je suis résolument fidèle et je ne suis pas passéiste.

J’aime les humanistes et ceux qui en sont malgré tout.


Vous savez pourquoi je vais si loin, en voyage ? Parce que je retrouve, en l’état, dans certains coins du monde, ce que fut notre France du 19°siècle. Voilà le sens de mes voyages. Il n’en est pas d’autre.

Bien sûr que j’en aime certains d’entre vous et bien sûr que je ne m’endors pas dans des contrées lointaines où les corps sont robustes et endurcis par les vicissitudes météorologiques en parfaite santé car ils n’ont pas oublié leur rapport à la nature. Je pense à toi, Lawrence. La santé du corps ne pourra être pérenne qu’à condition de ne pas avoir perdu nos liens à la nature. Que de vastes débats…

Je ne suis pas parti si loin ces vacances. Je suis parti en Taurize et en Charente avec mon compagnon de vies. Il y avait là-bas du lointain, justement, dans les rues désertes et désertées où pas âme qui vive à Taurize, où les désirs mégalo de ceux qui voulaient anamorphoser Taurize se sont endormis alors même que les membres de la nouvelle municipalité invisibles sont devenus. Les voilà confrontés à la réalité vraie : la réalité économique. Et alors, dans l’obscurité et la solitude des rues désertes de Taurize, le vent a balayé toute velléité d’êtres animés par leur seule vanité. Ceux-là ne nous intéressent pas. Ils ne sont rien. Je me méfie de tous ceux qui prônent la rupture. C’est très à la mode, en politique, mais je ne suis pas à la mode et je n’aime pas les ruptures. Je suis un homme du souvenir.

Pour vous, ces photos de Taurize en neige.


Et pour ce 2009 naissant, ces mots du grand Levi-Strauss :

 « Un humanisme bien ordonné ne commence pas par soi-même, mais place le monde avant la vie, la vie avant l’homme, le respect des autres êtres avant l’amour-propre ».

En ce début de 2009, je me trouve bavard, à mes délicieux qui me reprochent de ne pas trop me livrer. Je ne vous dis que rien d’autre que le respect !

Je pars bientôt vers Ailleurs, vers ces Ailleurs que j’aime où il y a de l’humanité, de l’humanisme chez des êtres qui n’ont jamais ouvert un livre. Je les aime.

J’étais à Taurize en Noël. La nature est en couleur sombre uniforme mais les journées s’étendent vers la vie. A Taurize, le temps semble s’être figé. Seuls les êtres que j’ai aimés pendant l’enfance ne sont plus là. Ils sont en cimetière. Tiens, il faudrait écrire sur cette société qui cache ses morts, parce que peur de la mort.


Je voulais vous dire que du fond du cœur, je vous souhaite une belle année 2009, je voulais vous remercier de votre fidélité et vous souhaiter le meilleur de ce qu’intimement vous souhaitez.


Belle et lumineuse année 2009 à chacune et à chacun.


Revenez-moi, tranquillement.

Je vous reviens.

Vous voyez…

Chris-Tian.






Par Chris-Tian Vidal - Publié dans : Billets d'humeurs. - Communauté : Tel est le monde !
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Lundi 22 décembre 2008

Ensemble.

A vous tous, mes lecteurs fidèles,


« Demain, le jour se lève encore »… Mes silences ne sont pas absences. La nuit a recouvert de noir la citadine Toulouse. Elle se promène silencieuse, inconnue et mystérieuse, amante d’un soir, amante d’une vie. Avant de prendre le chemin des familles en France, je voulais vous souhaiter, du fond du cœur, de joyeuses fêtes de fin d’année. 2008 touche à sa fin… Et 2009, alors ? 2009 me verra-t-elle, à nouveau fouler le continent asiatique ? Je le souhaite. Vous en serez informés par ce blog lorsque l’avion décollera dans les gares des Ailleurs. On m’a dit qu’un jour, il n’y aurait plus d’avions dans les gares… Quand il n’y en aura plus, nous aviserons, mes voyageurs en lectures miennes ! Et « Marrakech… » ? Ce nouveau petit livre attend ma relecture des épreuves qui tarde à venir. Il y a tant de choses à faire, tant d’êtres à serrer grand fort dans mes bras que le temps du papier en pinceaux de la toile me manque. J’aurais pu vous mettre en illustration musicale de ce billet de Noël la chanson de Barbara : « Joyeux Noël » : chanson espiègle, chanson de Barbara qui loin d’être enveloppée dans les tentures du désespoir, s’amusait, taquine, sur les touches rieuses de son piano noir. Vous trouverez ce morceau du répertoire de la Grande dans les archives de ce blog. Je pourrais chanter : « O mes silences … »… On dirait alors que je me prends pour Barbara… J’en vois certains railleurs… Vous pouvez entendre cette chanson extraite de la comédie musicale de « Lily Passion », juste à droite, dans une des pages de « Fidélités », consacrée à Barbara. Lmvie, je ne t’oublie pas. Ma Mel, non plus… Mon amie artiste, non plus !  Et tous les autres, non plus ! Lentement, vers vous je reviendrai en éclair heureux de vos chaleurs humaines de la toile, infini espace des rencontres virtuelles jamais sans humaines. Je vous reviendrai. Laissez-moi juste le temps… Un peu de temps. Ne pensez pas que mon pouls ne bat plus parce que silences ici… Mon pouls bat encore au rythme de quelques notes de piano, jetées dans la nuit toulousaine qui voit les avions du départ s’envoler, dans l’attente de moi. Fermez les yeux et écoutez plus bas… Ici… A peine… Laissez-vous bercer. Nos pouls silencieux et ténus, de concert, se serrent et ensemble respirent dans l’enveloppe noire de nos nuits du coup moins froides. La voix nous emporte et nous serre dans son élan de tendresse des réunions de familles fraternelles de solitudes, bouffées chaudes de tendresses, de la toile de cette fin d’année festive.

Je vous embrasse. De joyeuses fêtes à vous tous !

Chris-Tian.


Solitaire en tipi mongol. A peine, à peine... A peine à l'autre bout du monde, en humanités.

Mongolie 2007.

Par Chris-Tian Vidal - Publié dans : Photographies de mes voyages. - Communauté : Briser la solitude.
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Mercredi 10 décembre 2008


En cet automne, je pense souvent à Barbara.

Elle redoutait ces mois de l’année si rudes, si froids, si solitaires.

Elle attendait, en solitude, le printemps qui viendrait.

J’ai souvenir du début de ses mémoires où elle semblait en communion avec l’espace et puis, l’automne suivant le froid de novembre l’a emportée, vers un piano noir.

En période, où l’homme à la nature lié s’éteint, parfois où les malades décompensent et dans l’attente vive de nos jours lumineux, en chanson, je voulais vous signifier que je pensais à vous et que mon silence n’est pas absence.

Chris-Tian.


Le lac de l'Epée à Hanoï, Vietnam, février 2008. A tous ceux de là-bas et ceux d'ici !

Par Chris-Tian Vidal - Publié dans : Mes chansons préférées. - Communauté : le texte voyageur
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Jeudi 4 décembre 2008

Je vous reviens, moi, votre absent de fidélité.

Novembre est terminé. Redoutable mois pour notre délicieuse : mois de l’enfermement et des souvenirs têtus qui s’entêtent aux fatigues de ses insomnies. Journées courtes et noires. « Comme rien, je suis seule », nous disait-elle…




Je compose ce petit billet pour vous remercier, tous, de votre soutien, sans faille au prix littéraire du Gros Sel que je n’ai pas remporté. Vous pouvez voir les différents lauréats sur Wikipédia depuis la création de ce prix littéraire. Un prix qui donne un peu de lumière à ceux qui sont oubliés des artifices des puissances des médias et de l’argent, donc !

Souvent, je pense à arrêter ce blog. Souvent, j’y pense. Puis, vous voyez, je n’arrête pas…

Je n’ai rien à dire, je n’ai rien à écrire. Juste partager avec vous, ces mots de Barbara, en novembre emportée dans le chemin de ceux qui s’en sont allés.
"Qu'ils dorment, tranquilles..." ...

Merci de vous.



Hué. Centre Vietnam. Symbole de longévité. Vietnam. Février 2008.

Va ce monde je te le donne
Va jamais n'abandonne
C'est vrai qu'il n'est pas à l'image
Des rêves d'un enfant de ton âge
Je sais
Le monde a des accents
Souvent il nous montre les dents
Mais si tu l'aimes comme je t'aime
Et je voudrais tant que tu l'aimes
Je voudrais tant
Tu en es le vivant poème
Pars, le monde est un espoir
L'espoir jamais ne l'abandonne
Oui le monde est notre histoire
De matins clairs et de nuits noires
Je sais
Je sais que le monde a des larmes
Qui parfois nous désarment
Mais il t'aimera comme tu l'aimes
Sur il faudra
La vie est un poème
Que tu vas écrire toi-même
Oui, pars, ce monde va le voir
Jamais ne perds l'espoir
Dans ce monde va te voir
Traverse les miroirs
Je sais
Oui je sais que le monde a des dents
Comme nous, le monde se défend
Mais il t'aime comme tu l'aimes
Il faudra bien que tu l'aimes
La vie est un long je t'aime
Un long je t'aime
Que tu écriras toi-même
Pars, ce monde va le voir
Traverse les miroirs
Et jamais n'abandonne
Va, va
La vie est un long je t'aime
Que l'on doit écrire soi-même
Va, jamais n'abandonne
Va, va
Va, traverse les miroirs
Où se reflète ton regard
Tu es un vivant poème
Le vivant poème (bis)
Mon vivant poème
Jamais n'abandonne
Jamais ne perds espoir
Jean-Louis Aubert.


"Un barrage contre le Pacifique", la Duras.
Vietnam 2008. Nha Trang.

Par Chris-Tian Vidal - Publié dans : Mes chansons préférées.
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Samedi 15 novembre 2008

Toiles, peintres, peintures et artistes d’ici et de là-bas.


Je ne sais pas peindre alors je fais quelques photos de Taurize ou d’ailleurs. A l’époque, on nous dispensait des cours de dessin et lors d’une de nos évaluations hebdomadaires, à la remise d’un travail noté, le professeur de dessin, aussi notre professeur de Lettres et de latin me dit que je lui avais rendu un dessin de « bébé »… Je faisais du bébé… Ou de l’art naïf sans le savoir… Allez savoir, vous autres ! Du coup, ça a définitivement bloqué mon coup de pinceau… Je ne dessine plus ou très peu. Sauf pour le souvenir de certaines vues lors de mes voyages. Je reste toujours en quête d’artistes inconnus de par le monde. Je pense à ceux au pied du site impérial d’Angkor. Atelier de peinture spartiate, à même le sol. Délicatesse du trait de pinceau. Dessins ramenés de l’autre bout du monde. A protéger absolument au retour car ces peintures-là viennent de latitudes tropicales. Atelier de peinture de fortune, face en Éternité.


J’ai commenté sur le site de l’artiste, Joëlle Chen ; le tableau : « Et Yallah ! ». Ce week-end, ce tableau vient se poser à côté d’autres, dans mon espace pagode, Toulouse. Je veux illustrer cette œuvre de l’artiste d’une citation de Sœur Emmanuelle, une autre et de « Perlimpinpin » de Barbara. Deux femmes. Deux destins de femmes, deux destins tournés en amour. Barbara disait de la chanson, sa chanson, que  c’était un peu comme prendre le voile et c’est avec une nostalgie heureuse que je me souviens de ses messes en spectacles de voix et de déchirures et du temps qui passe. Une espèce de communion fervente entre Barbara et son public. Et donc pour finir ce billet, plus long que d’habitude, cette citation de la religieuse vers vous, dans laquelle je m’inscris. Et vous ? Et vous ? Et la délicieuse, toujours, encore vivante dans nos cœurs dont le cri d’amour et de vie résonne encore en mémoires de réminiscences de roses et de parfum  de fin de spectacle, où l’espace de quelques heures, les fatigues s’apaisent, les fatigues se brisent. Un horizon de paix à tous !

« La vie, c’est presque une furie, c’est cette passion d’avancer, de marcher, de monter, de battre, de se perdre et de gagner. De gagner, surtout. La vie, c’est toujours avancer en cordée, courir la main dans la main avec les autres. Quand il y en a un qui tombe, un autre le relève et ainsi de suite ! En avant ! Yallah ! Comme on dit en Égypte. »

Sœur Emmanuelle in : « Le paradis, c’est les autres ».

Chris-Tian Vidal.




Par Chris-Tian Vidal - Publié dans : Mes chansons préférées. - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Année chinoise du buffle.

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  • : 27/09/1971
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  • : Parution de "Carnet d'Asies", éditions PUBLIBOOK, janvier 2008. Prochain livre à paraître: "Marrakech...". Mon petit élevage félidé d'angoras turcs. Mes voyages. Mes passions. Chris-Tian Vidal.

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Chatons angoras turcs !



De mon petit couple
d'Angoras Turcs.
Chetty, le papa ici
et Chinggis la maman
au-dessous.
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Les chatons sont nés
le mardi 14 avril 2009.






Ecrire.

"Toute ma vie j'ai écrit.
Comme une andouille, j'ai fait ça.
C'est pas mal non plus d'être comme ça.
Je n'ai jamais été prétentieuse.
(...)
Il se trouve que j'ai du génie.
J'y suis habituée maintenant.
(...)
Venez vite.
Vite, donnez-moi un peu de votre force.
Venez dans mon visage.
Le mot amour existe".

Marguerite Duras.

Vivre, aimer et vivre libre.


Photographie de Mongolie. 2006. Deux yourtes solitaires
et silencieuses, dans les steppes, attendent les sommeils
en caresses.

  • Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque.
  • L'éclair me dure.
  • Ma toute terre, comme un oiseau changé en fruit dans un arbre éternel, je suis à toi.
  • Le merveilleux chez cet être : toute source,  en lui, donne le jour à un ruisseau. Avec le moindre de ses dons descend une averse de colombes.
  • René Char.
Chandelle de veille contre le cancer.

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