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Le site de Chris-Tian Vidal.


Deux extraits du Livre de ma mère de Albert Cohen : un chant d’amour bouleversant à la mère disparue.1954.

Blogs et ensuite,
Comme toi, Michel, j'ai eu de grandes réserves concernant les blogs. J'observais cela, au départ, comme un monde étranger... Je ne suis entré dans le monde des blogs que parce que, au départ, je
cherchais un éditeur pour "Carnet d'Asies" et ensuite de petites mains techniques aimables m'ont aidé à la confection
de mon premier blog, puis je me suis moi-même occupé du deuxième et j'en suis à mon troisième que je ne comptais pas alimenter. Chacun des liens de ce blog est choisi et décidé avec soin. Je
t'invite d'ailleurs à les parcourir.
Bien sûr, quand on écrit pour une publication papier, l'éditeur ne nous demande pas d'alimenter le blog mais d'écrire. Alors, mes billets sont souvent l'expression d'humeurs et sont souvent très
courts.
Le blog est aussi pour moi, une façon comme une autre d'un engagement politique fidèle, d'où la page sur François Mitterrand qu'il faut que j'alimente davantage et aussi un engagement sur la
politique d'aujourd'hui avec tout ce qu'elle m'inspire : mépris, colère et combativité.

Ce blog a été aussi l'expression d'un engagement très local pour la petite commune de l'Aude, Taurize, où je suis électeur et où j'ai surtout rendu hommage à
mon père, ancien maire P.S., qui avait pris la décision de ne plus se présenter, André Vidal. La charge de premier magistrat dans les petites communes de France est très lourde, et la
France compte 36 000 communes, me semble-t-il. Certains m'insultent de par ma fidélité pour le Président. Je ne valide pas les commentaires et puis, voilà! Je reçois aussi des drôles de
commentaires parce que je soutiens Ségolène Royal. Bien sûr, les gens ne signent pas. Un pseudo fait l'affaire... De même, on m'a écrit, lors et après de la campagne municipale de Taurize, pour
me reprocher ceci ou cela. J'ai même reçu un courrier postal qui dénote une méconnaissance totale des codes choisis dans ce qui étaient des cris de gueule et surtout, une immense reconnaissance
pour mon père, André Vidal. Je ne réponds pas à de tels courriers qui dénotent une lecture très approximative et de toute façon, une absence totale des destinataires exacts du message et de
l'objet des billets. Dans un premier temps, ces billets avaient des récepteurs bien repérables mais pas de destinataires précisément identifiés. Molière disait bien "Qui se sent morveux,
qu'il se mouche!" La campagne pour les municipales est terminée. La politique, c'est rude, il faut savoir encaisser les coups. Sinon, on n'est pas élu. C'est tout! La vie
continue!
Ensuite et avant toute chose, devrais-je dire, le blog est une façon, comme une autre de présenter mes publications : "Carnet d'Asies" d'abord et bientôt
"Marrakech..." dont la prochaine publication ne réjouit pleinement. Tu le sais.

C'est aussi une façon de partager mes photographies à travers les continents. Je ne suis pas photographe mais j'aime que d'autres fixent leurs regards sur certaines
photographies et aient envie, ensuite, d'aller visiter le pays, le continent et entrent directement en contact avec moi, par le formulaire "Contacts" de bas de page. J'essaie de les aider du
mieux que je peux, avec les quelques mais fidèles connaissances que j'ai sur place.

Il m'est difficile d'envisager de ne pas rencontrer l'auteur d'un blog avec qui je sens des affinités car derrière un blog, il y a un être, une respiration qui anime
ses publications. Au-delà des publications, c'est l'auteur du blog qui m'intéresse. Et puis, comme je l'écrivais dans un précédent billet, il se trouve que certains êtres se connaissaient sans le
savoir! C'est formidable! Et comme je l'écris dans "Carnet d'Asies" : "Il n'y a pas de hasard, il n'y a que rendez-vous". En substance, je ne connais pas mon livre par cœur...

Ce billet t'est dédicacé, Michel, mais il est public et la lecture et les commentaires d'autres sont bien entendu possibles.
Chris-Tian.
Bonjour,
Comme vous avez pu le constater, dans les liens amis, j'ai ajouté une agence de voyages basée sur Hanoï, avec laquelle vous pouvez entrer en contact de ma part. Une agence de voyage amie qui
saura vous conseiller et qui saura vous accueillir en toute simplicité, en fraternité et en compétence.
Merci pour Tuan et pour mes amis du Vietnam.
Vous désirez découvrir des sites traditionnels et hors normes ? Vous aimez vivre au milieu des différentes ethnies ? Vous appréciez le confort et la vie traditionnelle des Vietnamiens ? Vous aimez voyager en petit groupe ? Alors nous sommes là pour vous aider, guider et conseiller. Soyez nos amis, notre famille avant tout pour votre satisfaction et votre sécurité !

En la mémoire de Yves Navarre, l'un de mes compagnons de table de chevet.
Jean-Charles, j'écris, oui, j'écris, peu mais j’écris.
Chris-Tian.
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
(…)
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu
(…)
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
La complainte RUTEBEUF.




Le Flacon
Charles Baudelaire.
In Les Fleurs du Mal.
1857.
Il est de forts parfums pour qui toute matière
Est poreuse. On dirait qu’ils pénètrent le verre.
En ouvrant un coffret venu de l’Orient
Dont la serrure grince et rechigne en criant,
Ou dans une maison déserte quelque armoire
Pleine de l’âcre odeur des temps, poudreuse et noire,
Parfois on trouve un vieux flacon qui se souvient,
D’où jaillit toute vive une âme qui revient.
Mille pensers dormaient, chrysalides funèbres,
Frémissant doucement dans les lourdes ténèbres,
Qui dégagent leur aile et prennent leur essor,
Teintés d’azur, glacés de rose, lamés d’or.
Voilà le souvenir enivrant qui voltige
Dans l’air troublé ; les yeux se ferment ; le Vertige
Saisit l’âme vaincue et la pousse à deux mains
Vers un gouffre obscurci de miasmes humains ;
Il la terrasse au bord d’un gouffre séculaire,
Où, Lazare odorant déchirant son suaire,
Se meut dans son réveil le cadavre spectral
D’un vieil amour ranci, charmant et sépulcral.
Ainsi, quand je serai perdu dans la mémoire
Des hommes, dans le coin d’une sinistre armoire
Quand on m’aura jeté, vieux flacon désolé,
Décrépit, poudreux, sale, abject, visqueux, fêlé,
Je serai ton cercueil, aimable pestilence !
Le témoin de ta force et de ta virulence,
Cher poison préparé par les anges ! Liqueur
Qui me ronge, ô la vie et la mort de mon cœur !
Les retours de lecture de Carnet d’Asies.
J’aime les retours de lecture de « Carnet d’Asies », écrits à la main. C’est beau une calligraphie, elle parle, sans que l’on connaisse encore le rédacteur, en chair et en os. Peut-être ne le connaîtrons-nous jamais, d’ailleurs.
J’aime les retours de lecture de ceux que l’on n’appelle pas « spécialistes ».
La glose des universitaires… Je n’ai rien contre. Ils manient un langage de critique littéraire, très technique, précis et opportunément employé, souvent. Ils ont fait de longues études et ce sont des gens respectables. Cependant, parfois leur critique rend l’auteur encore plus hermétique. Ils me pardonneront, j’ai eu l’occasion de le dire de visu à certains et nous en avons bien ri. Du coup, après eux, nous ne savons pas très bien si nous savons bien lire… Peu importe !
Je pense qu’il faut respecter la lecture de chacun. L’acte de lire est déjà projection, ne serait-ce que par l’appréhension du titre ou de l’appropriation de la couverture du livre dans les mains du lecteur physique.
De même, quand je connais un auteur que je n’aime pas personnellement, je ne vais pas m’amuser à lire ses publications. Je ne peux. Ca, c’est très personnel. Je sais que certains ont une démarche contraire et sans doute plus ouverte, plus curieuse ou parfois, voyeuriste. Je pense que quand on connaît vraiment, dans le privé, un auteur, les dés sont pipés. De même, il nous est toujours facile -moi, le premier- quand j’étais plus jeune, de lancer : « C’est bien, très bien. C’est nul ! ». Que de formules lapidaires et destructrices, sans tenir compte de l’investissement de l’auteur, si toutefois c’est toujours l’auteur qui écrit et pas l’un de « ses nègres ». Une autre affaire…
Il est facile de céder à la tentation du « C’est nul !». Ca libère quelque chose de très personnel et de narcissique, ça fait du bien, on se dit qu’on a « tué » l’auteur, ce qu’on croit connaître de lui mais à mon sens, on se fait plus de mal à soi-même et on ne tue pas l’auteur ! Comment le tuer par une publication ? Nous sommes là dans un autre domaine qui, aussi, me passionne.
Je voulais, surtout, vous faire partager ce retour de lecture de Véronique qui j’espère sera lisible sur la toile. Véronique est une femme dont le travail, les actions sont toutes tournées sur l’humain. Véronique travaille dans le milieu médical. Elle entend tous les jours les souffrances et elle a en charge les corps et les âmes qui partent de l’autre côté du rivage, vous savez…
Je remercie Véronique d’avoir pris le temps de sa plume et de m’avoir fait parvenir, via une amie commune, son ressenti de lecture.
Véronique n’est pas critique littéraire. Elle vit et elle lit.
Je vous remercie, Véronique.
Chris-Tian .

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